Journée conviviale, ce 25 novembre aux Cartières. Cela a commencé par une messe à la chapelle, en souvenir de nos bénévoles défunts. Une très belle homélie ( à retrouver à la fin de cet article) a évoqué toutes les belles choses apportées par les bénévoles pour rendre la maison toujours plus accueillante et plus belle.
Le Père Éric Aka, vice-provincial, a présenté le visage actuel des Missions Africaines, sur le plan international ainsi que la Province de Lyon. Un échange s’en est suivi pour porter un regard plus particulier sur la maison des Cartières, sa vocation et son avenir. Une trentaine de personnes a participé à cette journée avec un repas amical. L’après-midi s’est prolongée par des jeux de société. Cette journée nous a permis de mieux nous connaître et de nous redynamiser pour le service des Cartières.
Homélie du Père Yves Tchogli au cours de la messe du 25 novembre
Frères et sœurs en Christ, chers bénévoles, chers amis en humanité
Aujourd’hui nous sommes en action de grâce pour tous nos bénévoles, nous faisons mémoire de celles et ceux qui ont donné une part de leur vie au service des autres, dans notre association, dans notre maison pour accueillir les groupes et rendre cette maison belle, accueillante et sécurisante.
Ils ne cherchaient ni les honneurs, ni la reconnaissance : ils ont simplement choisi d’aimer, de tendre la main, de se rendre présents là où quelqu’un avait besoin.
Ils étaient bénévoles — c’est-à-dire serviteurs par choix libre, par cœur, par générosité.
Nous portons leurs noms dans notre prière, et leurs visages dans notre mémoire.
Chacun et chacune d’eux a laissé une trace : une parole qui apaise, un sourire qui redonne courage, un geste qui relève. Un impact dans le bâtiment comme dans le parc. Et aussi pendant les grands évènements et les week-ends. Dans la simplicité du quotidien, ils ont rendu notre monde, les Cartières, un peu plus fraternel et accueillant.
Le bénévolat n’est pas une activité parmi d’autres : c’est une manière de vivre.
C’est croire que chaque personne compte, que la dignité de l’autre mérite d’être honorée, que la compassion peut changer une vie.
Nos défunts bénévoles ont incarné cela : ils ont donné du temps, parfois alors qu’ils en manquaient ; ils ont donné de l’attention, parfois alors que leur propre vie était éprouvée ; ils ont donné de l’amour, souvent sans le dire, mais toujours avec sincérité.
Aujourd’hui, nous rendons grâce pour tout ce qu’ils ont semé.
Rien de ce qui est donné avec bonté ne se perd.
Les actes de solidarité demeurent comme une lumière qui continue de briller. Ils prolongent leur présence parmi nous.
Dans la foi, nous croyons que Dieu accueille chacune et chacun d’eux. Lui qui voit ce qui se vit dans le secret, lui qui connaît les gestes cachés, lui qui se tient du côté des petits et des fragiles, a déjà ouvert devant eux la « demeure préparée » dont parle Jésus. Nous les confions à sa tendresse : qu’ils entrent dans la joie de Celui qu’ils ont, sans le savoir peut-être, servi en chaque personne rencontrée.
Pour nous qui restons, leur souvenir n’est pas seulement une émotion : c’est un appel.
Un appel à poursuivre leur œuvre, à ne pas laisser la fraternité s’éteindre, à croire que chaque geste de bonté, même modeste, élargit le royaume de Dieu.
Que la mémoire de nos bénévoles défunts soit pour nous source de gratitude, d’espérance et de courage. Et que leur engagement continue d’inspirer nos propres pas. Que Dieu leur accorde le repos éternel

































