Voici l’Avent, l’attente d’un avènement, d’un événement inouï. En ces temps perturbés, comment la Bonne Nouvelle fait-elle de nous des pèlerins de l’espérance ? En ces temps de violence, deux rencontres internationales ont eu lieu à Bakou et à Rome. Deux réunions aux méthodologies différentes qui ont pu décevoir quant aux résultats mais qui ont eu le mérite de montrer que le dialogue est possible. Certes la négociation diplomatique tenant compte des opinions publiques n’est pas la recherche d’un consensus par la conversation dans l’esprit. Avouons aussi que si nous savons que les conversions écologique et synodale sont une nécessité vitale pour le monde et pour l’Église, nous cherchons encore les moyens de les vivre concrètement. Les membres de l’Assemblée synodale ont témoigné de la richesse des échanges et le document final, qui reste un document de travail, manifestent qu’aucun chemin n’est fermé. N’est-ce pas ce que nous célébrons dans l’attente de Celui qui, sortant de Dieu, a ouvert définitivement la porte de l’espérance de la paix ? La bulle d’induction du Jubilé nous invite à lire les signes des temps : « Il faut donc prêter attention à tout le bien qui est présent dans le monde pour ne pas tomber dans la tentation de se considérer dépassé par le mal et par la violence. Mais les signes des temps, qui renferment l’aspiration du cœur humain, ayant besoin de la présence salvifique de Dieu, demandent à être transformés en signes d’espérance. » Ouvrons les yeux sur ce qui se vit : nos paroisses œuvrent pour la fraternité, des veuves aux mains résistent aux violents, la fondation « Pacem » se mobilise au service d’un développement durable… Autant de signe que l’Esprit travaille notre monde et nous appelle à être témoin d’un Dieu qui ne nous abandonne jamais.
Pascal Janin, sma